Quatre jeunes de Pouillé, qui avaient terminé sur le podium au concours départemental de pointage, vont participer au concours national.

Cette épreuve valorisant leurs capacités à juger les animaux est une expérience unique pour faire reconnaître des compétences et une passion.

« Le pointage est une épreuve où il faut être en capacité de juger un animal sur différents critères », explique Alexis Froger, en charge de l’apprentissage au campus de Pouillé aux Ponts-de-Cé (Maine-et-Loire). Parmi une centaine de participants, au concours départemental de pointage organisé à l’automne, à Chemillé, quatre élèves de Pouillé ont fini sur le podium.

Ils ont ainsi accès à la finale nationale organisée dans le cadre du Salon de l’agriculture. Après une première épreuve de sélection, trois jeunes par race bovine seront sélectionnés pour juger sur un ring, en public. « Une belle expérience. »

Au niveau départemental, Mathis Mallinge avait terminé premier pour la race Parthenaise et la Blonde d’Aquitaine. « Pour le niveau national, j’ai choisi de concourir dans la race Parthenaise », annonce le jeune concurrent dont la maman, exploitante agricole, a exercé précédemment cette profession de juge.

En Maine-et-Loire le monde agricole se renouvelle

La même passion de l’élevage anime Anne-Laure Roynard dont les parents présentent des animaux au salon, depuis 3 ans. « On retrouve de plus en plus d’élèves passionnés par l’agriculture, comme il y a 20 ou 30 ans. Ce ne sont pas toujours des enfants d’exploitants, soutient Alexis Froger. Demain, il y aura des opportunités d’installation. » Alors que 45 % des agriculteurs ont plus de 55 ans, il existe « un véritable enjeu de renouvellement ».

Avec 124 installations aidées par an, en Maine-et-Loire le monde agricole se renouvelle même si on n’arrive pas à transmettre l’intégralité des exploitations. « Il n’existe pas cependant de terres abandonnées et la France se caractérise par des exploitations très familiales », relève Alexis Froger.

L’âge moyen d’installation dans le département est de 29 ans. « Il faut être conscient que c’est un métier difficile d’où l’importance de se former. Beaucoup vont à BAC + 3. »

Il y a de l’avenir en agriculture, même pour ceux qui ne souhaitent pas s’installer. « Depuis 2 ans, en Maine-et-Loire, on compte plus de main-d’œuvre salariale que de main-d’œuvre exploitante. » Dans le contexte de contestation actuel, Mathis Mallinge conserve la motivation pour une profession dont il apprécie « la souplesse de l’organisation et la diversité des activités selon les saisons ».

Il est conforté dans son projet par ses parents. Écologie et agriculture vont ensemble. « Avec raison, l’agroécologie prend une part de plus en plus importante dans toutes les formations et ouvre de nouvelles perspectives », relève avec enthousiasme Alexis Froger.

Article issu du Ouest France du 22/02/2024